Trésorerie excédentaire SASU : 5 placements concrets 2026 | Croissance & Patrimoine
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Trésorerie excédentaire SASU : 5 placements concrets 2026

5 stratégies concrètes pour placer ta trésorerie excédentaire de SASU en 2026 : CAT, CTO, SCPI usufruit, contrat de capitalisation, holding. Rendement net après IS chiffré.

Thibaut Peron
Thibaut Peron
Expert-comptable diplômé — Stratège patrimonial

Tu as 100 000 euros de trésorerie excédentaire dans ta SASU. Combien te coûte le fait de ne rien faire ?

Avec une inflation à 2,5 % en 2026, ta trésorerie excédentaire SASU perd 2 500 euros de pouvoir d’achat par an. Sur 3 ans, c’est plus de 7 500 euros évaporés. Sans bouger. Sans décision. Juste par inaction.

Et le problème ne s’arrête pas là. Chaque euro de bénéfice que tu laisses dormir sur le compte courant a déjà été taxé à l’IS (15 % jusqu’à 42 500 euros, 25 % au-delà, art. 219 du CGI). Il ne travaille pas pour toi. Il fond. Et si tu veux le sortir en dividendes, le PFU passe à 31,4 % en 2026 (12,8 % IR + 18,6 % PS, art. 200 A du CGI). Le coût de l’extraction augmente, celui de l’inaction aussi.

Avant de placer quoi que ce soit, une distinction s’impose. Ta trésorerie de précaution (3 à 6 mois de charges fixes) ne se place pas. Elle reste disponible. Ce qui se place, c’est l’excédent durable, la part qui dépasse ce matelas de sécurité. Seuil de pertinence : 30 000 à 50 000 euros minimum.

Tableau comparatif des 5 stratégies, du plus simple au plus puissant.

StratégieHorizonRendement brutRendement net après IS 25 %Liquidité
Compte à terme (CAT)Court terme2,5-3 %~2,1 %Bloquée
Compte-titres société (actions)Moyen-long terme6-8 %Variable (attention art. 209-0 A)Immédiate
SCPI usufruit temporaireMoyen terme6 %TRI net ~6,5 % (amortissement)Faible
Contrat de capitalisation PMLong terme3-5 %Taxation forfaitaire légèreMoyenne
Holding + régime mère-filleLong termeSelon placementsIS effectif 1,25 % sur dividendesStructurelle

Cinq stratégies concrètes, avec un chiffrage net après IS à chaque fois. Pas du rendement brut affiché en vitrine.

1. Le compte à terme : sécuriser sans réfléchir

C’est le placement par défaut. Et c’est normal. Zéro risque, zéro gestion, ouverture en 48h auprès de ta banque pro. Mais il faut savoir ce que tu gagnes vraiment après IS.

Le fonctionnement est simple. Tu déposes un montant bloqué pour une durée fixe (1 mois à 5 ans). En échange, la banque te verse un taux garanti. En 2026, les meilleurs CAT entreprise affichent jusqu’à 2,91 % brut (Raisin) et 3 % actuariel sur 5 ans (Crédit Mutuel Tonic Croissance).

Prenons un scénario concret. 100 000 euros placés à 2,8 % brut sur 12 mois.

  • Intérêts bruts : 2 800 euros
  • IS à 25 % : -700 euros
  • Net en société : 2 100 euros (rendement effectif 2,1 %)

Si tu bénéficies du taux réduit IS à 15 % (art. 219 du CGI, tranche PME jusqu’à 42 500 euros de bénéfice), le net monte à 2 380 euros, soit 2,38 %.

Point souvent oublié : en société à l’IS, tu ne paies pas de prélèvements sociaux sur ces intérêts. Un particulier paierait 18,6 % de PS en 2026 en plus de l’IR. Sur le même CAT à 2,8 %, un particulier au PFU 31,4 % conserve 1 916 euros nets. Ta SASU conserve 2 100 euros (à 25 % IS) ou 2 380 euros (à 15 % IS). L’écart est structurel et se creuse avec le montant investi.

Pour la trésorerie de précaution que tu veux garder disponible au jour le jour, une alternative existe : les SICAV monétaires. Capital garanti, disponibilité immédiate, volatilité d’environ 1 %. Le rendement oscille entre 0 et 4 % selon le contexte de taux. Attention : les SICAV sont des OPCVM et tombent sous l’article 209-0 A du CGI (taxation annuelle sur la variation de valeur liquidative). Sur du monétaire, l’impact est faible, mais il existe.

Les avantages du CAT sont clairs. Capital garanti (jusqu’à 100 000 euros par banque), rendement connu à l’avance, aucune expertise requise, mise en place instantanée.

Les limites aussi. Le rendement réel après IS et inflation est quasi nul (2,1 % net contre 2,5 % d’inflation). La liquidité est bloquée pendant la durée contractuelle avec pénalités en cas de sortie anticipée. Et surtout, le CAT ne capitalise pas. Les intérêts sont versés, imposés, et c’est terminé. Pas d’effet boule de neige.

Quand l’utiliser ? Pour ta trésorerie de précaution. Pour un excédent temporaire en attente d’un investissement plus structuré. Ou comme première étape si tu débutes la structuration de tes placements.

Le CAT est un socle de sécurité. Pas un levier de capitalisation. Utile, mais insuffisant seul.

2. Le compte-titres société : rendement élevé, piège fiscal caché

Investir en bourse via ta SASU. L’idée est tentante. Accès à tous les marchés, rendement long terme de 6 à 8 % par an, diversification maximale. Sauf qu’un article du CGI peut transformer tes gains latents en impôt réel. Chaque année.

Le piège de l’article 209-0 A du CGI

Si tu détiens des OPCVM ou des ETF via ta société à l’IS, l’écart de valeur liquidative entre la clôture N et la clôture N-1 est imposable à l’IS. Même sans vente. Même sur un ETF capitalisant (BOI-IS-BASE-10-20-10).

Exception à connaître : les OPCVM dont l’actif est composé à 90 % ou plus d’actions, certificats d’investissement ou certificats coopératifs d’investissement échappent à cette règle. Mais la plupart des ETF diversifiés (World, S&P 500) n’entrent pas dans cette exception.

Scénario concret. Tu places 200 000 euros en ETF World via le CTO de ta SASU. L’ETF prend 10 % sur l’exercice. Plus-value latente : 20 000 euros. IS à 25 % : 5 000 euros à décaisser. Tu n’as rien vendu, rien encaissé, mais tu dois sortir 5 000 euros de trésorerie pour payer l’IS.

Et si le marché baisse l’année suivante ? La moins-value latente est déductible, oui. Mais les 5 000 euros sont déjà sortis. Tu subis un décalage de trésorerie permanent.

La parade : les actions en direct

Les actions détenues en direct (pas via un fonds, pas via un ETF) échappent à l’article 209-0 A. La taxation n’intervient qu’à la cession réelle.

L’avantage est considérable. Tu maîtrises le timing fiscal. Tu capitalises sans frottement tant que tu ne vends pas. Sur 200 000 euros à 8 % par an pendant 10 ans, la différence entre un ETF (IS annuel sur latent) et des actions en direct (IS uniquement à la vente) représente plusieurs milliers d’euros. Noun Partners a chiffré l’écart sur un profil freelance IT à 80 000 euros de bénéfice : 78 600 euros en CTO société (ETF, art. 209-0 A) contre 82 200 euros en PEA personnel sur 10 ans. 3 600 euros d’écart, grignotés par le frottement fiscal annuel.

L’inconvénient : pas de diversification automatique. Tu gères un portefeuille d’actions individuelles, ce qui demande du temps et une compétence en sélection de titres. Pour choisir les titres, tu travailles avec un conseiller en investissements financiers (CIF).

Autre frais à intégrer : le LEI (Legal Entity Identifier), obligatoire pour toute personne morale qui investit en titres financiers. Coût : 120 euros à l’émission + 50 euros par an de renouvellement.

Fiscalité de sortie

Les plus-values mobilières réalisées sont imposées à l’IS (25 %). Si tu veux ensuite récupérer les gains à titre personnel, c’est une distribution de dividendes au PFU de 31,4 % en 2026 (12,8 % IR + 18,6 % PS, art. 200 A du CGI).

Le CTO société est un levier puissant si tu investis en actions en direct. En ETF ou OPCVM, l’article 209-0 A crée un frottement fiscal annuel qu’il faut connaître avant d’engager ta trésorerie.

3. Les SCPI en usufruit temporaire : le levier fiscal méconnu

Un placement qui te rapporte des loyers ET qui réduit ton IS chaque année. C’est le principe de l’usufruit temporaire de parts de SCPI, et c’est sous-utilisé par les dirigeants de SASU à l’IS.

Le fonctionnement

Tu n’achètes pas les parts de SCPI en pleine propriété. Tu achètes uniquement l’usufruit pour une durée fixe (5, 7 ou 10 ans). Le prix de cet usufruit représente environ 20 % de la valeur en pleine propriété sur 5 ans, 30 % sur 10 ans.

Pendant toute la durée, tu perçois 100 % des loyers versés par la SCPI. À l’échéance, l’usufruit s’éteint. Ta société ne récupère rien : pas de capital, pas de revente possible. L’usufruit vaut zéro.

À première vue, ça semble perdant. Tu investis un montant et tu ne récupères rien à la fin. Mais c’est là que la mécanique fiscale change tout.

Le double avantage IS

L’usufruit temporaire est comptabilisé comme une immobilisation incorporelle amortissable sur la durée contractuelle (BOI-BIC-AMT-10-20). Cet amortissement vient en déduction de ton résultat imposable, chaque année.

Résultat : les loyers sont imposés à l’IS, mais l’amortissement neutralise une grande partie de la base taxable.

Chiffrage concret

Prenons 50 000 euros investis en usufruit temporaire 5 ans sur une SCPI à 6 % de rendement brut.

  • Prix de l’usufruit : 50 000 euros (correspond à ~20 % de 250 000 euros en pleine propriété)
  • Loyers perçus sur 5 ans : 250 000 x 6 % x 5 = 75 000 euros
  • Amortissement annuel : 50 000 / 5 = 10 000 euros par an (charge déductible IS)
  • Base IS annuelle : 15 000 euros de loyers moins 10 000 euros d’amortissement = 5 000 euros
  • IS à 25 % : 1 250 euros par an
  • Net annuel : 15 000 - 1 250 = 13 750 euros
  • Sur 5 ans : 68 750 euros nets pour 50 000 euros investis. TRI net : environ 6,5 %

Compare avec une SCPI en pleine propriété dans la même société. 250 000 euros investis, 15 000 euros de loyers annuels, IS à 25 % = 3 750 euros, net = 11 250 euros. Rendement net : 4,5 %. L’usufruit temporaire fait mieux avec un ticket d’entrée 5 fois plus faible.

Risques et limites

L’illiquidité est totale pendant la durée. Tu ne revends pas un usufruit temporaire en cours de route. Le risque de baisse des loyers SCPI existe (vacance locative, révision à la baisse). Et chaque SCPI a un profil différent : taux d’occupation financier supérieur à 90 % et historique stable sont des critères de sélection à travailler avec ton CIF.

L’usufruit temporaire SCPI offre le meilleur TRI net après IS parmi les placements passifs. À considérer dès 50 000 euros d’excédent durable.

4. Le contrat de capitalisation personne morale : l’enveloppe fiscale sous-estimée

Et si ton IS annuel ne dépendait pas de la performance réelle de ton placement ? C’est exactement ce que permet le contrat de capitalisation souscrit par une personne morale à l’IS.

Le mécanisme

C’est une enveloppe multi-supports (fonds euros + unités de compte) accessible aux personnes morales. Ticket d’entrée généralement entre 50 000 et 100 000 euros. Tu souscris auprès d’un assureur, tu choisis tes supports, et tu laisses capitaliser.

La particularité : pas d’IS sur les gains réels tant que tu ne rachètes pas. À la place, une taxation forfaitaire annuelle.

La fiscalité forfaitaire (art. 238 septies E du CGI)

Chaque année, ta société est imposée sur une base forfaitaire égale au capital investi multiplié par 105 % du TME (taux moyen d’emprunt d’État) au moment de la souscription.

Prenons un contrat de 300 000 euros souscrit avec un TME à 2,71 %.

  • Base forfaitaire annuelle : 300 000 x (105 % x 2,71 %) = 300 000 x 2,85 % = 8 550 euros
  • IS à 25 % : 2 137 euros par an

Si ton contrat performe réellement à 5 %, tes gains réels sont de 15 000 euros. Tu ne paies que 2 137 euros d’IS au lieu de 3 750 euros (25 % de 15 000). L’écart de 2,15 % (5 % moins 2,85 %) capitalise à l’intérieur de l’enveloppe sans IS supplémentaire.

Comparaison directe avec le CTO

Sur 300 000 euros à 5 % de rendement annuel :

  • CTO société (actions en direct, cession annuelle) : 15 000 euros de plus-value, IS 3 750 euros. Net : 11 250 euros.
  • Contrat de capitalisation : IS forfaitaire 2 137 euros. Net effectif : 12 863 euros.
  • Économie IS annuelle : 1 613 euros, soit 43 % d’IS en moins.

Sur 10 ans, l’écart composé dépasse 20 000 euros. Sans aucun changement de rendement.

Fiscalité au rachat

Quand tu rachètes, l’écart entre la valeur de rachat et les primes versées est soumis à l’IS, après déduction des bases forfaitaires déjà taxées. Pas de double imposition.

Et toujours le même avantage structurel : pas de prélèvements sociaux pour les personnes morales à l’IS. Un particulier sur un contrat d’assurance-vie paierait 18,6 % de PS en 2026 en plus de la fiscalité.

Limites

Le ticket d’entrée est élevé (50 000 à 100 000 euros minimum selon les contrats). Les frais d’enveloppe existent (0,5 à 0,6 % par an sur les meilleurs contrats type Linxea Spirit 2). La liquidité est réduite par rapport à un CTO. Et le TME 2026 est plus élevé que celui de 2020-2021 : un contrat souscrit en 2020 avec un TME à 0,3 % avait une base quasi nulle, contre 2,85 % aujourd’hui.

Le contrat de capitalisation est l’enveloppe fiscale la plus avantageuse à l’IS pour du moyen-long terme, si la performance dépasse le TME. À privilégier dès 100 000 euros d’excédent stable.

5. La holding patrimoniale : capitaliser tes dividendes à 1,25 % d’IS

Tu sors tes dividendes en PFU à 31,4 %. Sur 100 000 euros de bénéfice distribué, il te reste 68 600 euros à titre personnel. Avec une holding et le régime mère-fille, ta société conserve 98 750 euros à réinvestir.

30 150 euros de différence. Chaque année. Sur le même montant de départ.

Le régime mère-fille (art. 145 et 216 du CGI)

Les conditions sont simples. Ta holding détient au minimum 5 % du capital de ta SASU opérationnelle. Elle conserve ces titres depuis au moins 2 ans. Option cochée sur la liasse fiscale 2058A, sans formalisme supplémentaire.

Le mécanisme : les dividendes remontés de la filiale vers la holding sont exonérés d’IS à 95 %. Seule une quote-part de frais et charges de 5 % est réintégrée au résultat imposable.

IS effectif sur les dividendes remontés : 25 % x 5 % = 1,25 %.

Chiffrage comparatif

Prenons 100 000 euros de bénéfices distribuables chaque année.

Sans holding : PFU 31,4 % = 31 400 euros d’impôt personnel. Net en poche : 68 600 euros.

Avec holding + régime mère-fille : IS 1 250 euros (100 000 x 5 % x 25 %). Trésorerie disponible : 98 750 euros.

La holding ne supprime pas l’impôt personnel. Elle le repousse. Le jour où tu sors les fonds, le PFU s’applique. Mais entre-temps, tu capitalises sur 98 750 euros au lieu de 68 600 euros. L’effet composé fait le reste.

Sur 10 ans à 6 % de rendement annuel, l’écart dépasse 400 000 euros de patrimoine accumulé dans la holding vs patrimoine personnel. C’est ce que j’ai mesuré systématiquement chez les dossiers que j’accompagne. La trajectoire patrimoniale change radicalement.

La holding comme véhicule d’investissement

La trésorerie remontée se redéploie via tous les supports vus précédemment : CAT, actions en direct, usufruit SCPI, contrat de capitalisation. Remontée à 1,25 % puis capitalisation dans une enveloppe optimisée. Double levier fiscal.

Ta SASU fait tourner l’activité. Ta holding capitalise. Deux sociétés, deux fonctions, un système cohérent.

Quand la holding se justifie

Le seuil de pertinence se situe autour de 50 000 euros par an de dividendes récurrents remontables. En dessous, les frais de structure (2 000 à 3 000 euros par an de comptabilité et juridique) absorbent le gain fiscal. À 100 000 euros par an de dividendes, l’économie nette après frais de structure dépasse 25 000 euros annuels. À 300 000 euros, elle dépasse 85 000 euros.

Limites

Le coût de création (1 500 à 3 000 euros) et de gestion annuelle existe. La complexité juridique est réelle (statuts, conventions de trésorerie, assemblées). Le risque d’abus de droit existe si la holding n’a pas de substance économique. Et la sortie vers le dirigeant reste au PFU.

La holding est le levier le plus puissant de capitalisation à l’IS. Elle change la trajectoire patrimoniale du dirigeant sur 10 à 20 ans. À structurer avec un expert-comptable et un avocat fiscaliste.

Questions fréquentes

À partir de quel montant placer la trésorerie excédentaire de sa SASU ?

Le seuil se situe entre 30 000 et 50 000 euros d’excédent durable, après ta trésorerie de précaution (3 à 6 mois de charges fixes). En dessous, un CAT simple suffit. Au-dessus, la diversification par horizon devient pertinente. Les frais fixes de certains placements (LEI à 120 euros pour le CTO, frais de contrat capitalisation) réduisent la rentabilité sur de petits montants.

Faut-il optimiser sa rémunération avant de placer sa trésorerie ?

Toujours. C’est l’erreur la plus fréquente : placer la trésorerie excédentaire alors que l’arbitrage salaire, dividendes et ARE n’est pas optimisé. La trésorerie accumulée reflète parfois une rémunération trop basse, pas un vrai excédent structurel. L’optimisation de la sortie passe avant le placement. Un arbitrage rémunération bien fait peut libérer 10 000 à 20 000 euros de plus chaque année.

Les placements de trésorerie déclenchent-ils un contrôle fiscal ?

Non. Placer sa trésorerie excédentaire est un acte de gestion normal. La cohérence est le seul critère : la trésorerie placée doit correspondre à un excédent documenté, pas à de la trésorerie d’exploitation nécessaire à court terme. Pour une holding, la substance économique est requise (conventions signées, comptes actifs, décisions de gestion tracées).

Peut-on cumuler plusieurs stratégies de placement ?

Oui, et c’est la structuration la plus solide. CAT pour la précaution, actions en direct sur CTO pour le rendement long terme, contrat de capitalisation pour la fiscalité allégée, usufruit SCPI pour les revenus réguliers avec levier d’amortissement. Holding si le volume de dividendes dépasse 50 000 euros par an. Chaque poche a un horizon et un rôle. Le choix des supports au sein de chaque poche relève du CIF. Pour l’usufruit SCPI, le contrat de capitalisation ou la holding, un accompagnement spécialisé est recommandé.

Quelle est la fiscalité de sortie si je veux récupérer l’argent à titre personnel ?

Distribution de dividendes de la société vers le dirigeant : PFU 31,4 % en 2026 (12,8 % IR + 18,6 % PS, art. 200 A du CGI). La capitalisation en société repousse cette fiscalité, elle ne la supprime pas. Chaque année de capitalisation en société à l’IS (15-25 %) plutôt qu’en patrimoine personnel (PFU 31,4 %) creuse l’écart en ta faveur.


Trois questions pour savoir où tu en es :

  1. Est-ce que tu connais le montant exact de ta trésorerie excédentaire (après BFR et réserve de précaution) ?
  2. Est-ce que chaque euro de cet excédent a une destination définie, avec un horizon et un rendement net après IS estimé ?
  3. Est-ce que ta structuration actuelle (SASU seule vs holding) est calibrée sur ton volume réel de dividendes distribuables ?

Si tu réponds non à deux questions sur trois, le sujet n’est pas quel placement choisir. C’est de poser l’architecture d’abord.

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