Rémunération dirigeant

Salaire ou dividendes en 2026 : la méthode en 8 étapes pour te payer

Salaire ou dividendes en SASU en 2026 : flat tax 31,4 %, IS, taxe PUMa, trimestres retraite, PER et holding. Les règles vérifiées et les calculs à refaire.

Thibaut Peron
Thibaut Peron
Expert-comptable diplômé — Stratège patrimonial

Tu factures 120 000 € par an en SASU. Chaque année, la même question revient : je me paie en salaire, en dividendes, ou un peu des deux ?

La plupart des freelances tranchent une fois, sur le conseil d’un ami ou d’un article lu il y a trois ans, puis n’y touchent plus. Le problème, c’est que les règles ont bougé.

Depuis le 1er janvier 2026, la flat tax sur les dividendes est passée de 30 % à 31,4 %. La loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 a relevé la CSG sur les produits de placement de 9,2 % à 10,6 %. Sur 100 000 € de dividendes, c’est 1 400 € de plus chaque année. Et ce n’est qu’une pièce du puzzle : taxe PUMa, trimestres de retraite, plafond PER, holding. Toutes dépendent de ce que tu te verses en salaire.

Ce qui suit est une méthode en 8 étapes pour arbitrer salaire ou dividendes en 2026, avec les chiffres officiels de l’année. Pas de rendement magique, pas de « gain moyen » sorti d’un chapeau : des règles vérifiées et des calculs que tu peux refaire toi-même.

Étape 1 : partir de ce qui reste avant ta rémunération, pas de ton CA

Ton chiffre d’affaires ne dit pas ce que tu peux sortir. Le point de départ, c’est ce qui reste dans ta société une fois tes frais payés, avant ta propre rémunération.

Exemple : tu factures 120 000 € HT et tes frais (logiciels, matériel, comptabilité, déplacements) s’élèvent à 20 000 €. Il reste 100 000 € à répartir entre trois destinations :

  • ton salaire, charges comprises, qui vient en déduction du résultat de ta société, à condition de correspondre à un travail effectif et de ne pas être excessif (art. 39, 1-1° du CGI) ;
  • l’impôt sur les sociétés, calculé sur ce qui reste ;
  • les dividendes, versés sur le bénéfice après IS.

Deuxième réflexe : regarde ta trésorerie, pas seulement ton résultat. Un bénéfice de 100 000 € ne veut pas dire 100 000 € sur le compte. Factures pas encore encaissées, TVA à reverser, acomptes d’IS à payer : tu ne distribues que ce que la trésorerie permet.

Enfin, le cadre légal. Tu ne peux distribuer que le bénéfice distribuable : le bénéfice de l’exercice, moins les pertes antérieures et les réserves obligatoires, plus le report bénéficiaire (art. L232-11 du Code de commerce). Parmi ces réserves, la réserve légale : au moins 5 % du bénéfice chaque année, jusqu’à ce qu’elle atteigne 10 % du capital social (art. L232-10). Avec une SASU à 1 000 € de capital, elle est remplie en un exercice.

Étape 2 : calculer ton IS 2026

Le barème de l’impôt sur les sociétés n’a pas bougé en 2026 :

  • 15 % sur les 42 500 premiers euros de bénéfice (taux réduit) ;
  • 25 % au-delà.

Le taux réduit suppose un chiffre d’affaires inférieur à 10 M€ et un capital entièrement libéré, détenu de manière continue à 75 % au moins par des personnes physiques, ou par une société qui remplit elle-même ces conditions (art. 219, I-b du CGI). Une SASU que tu détiens en direct coche ces cases.

Simulation : 100 000 € de bénéfice, aucun salaire

TrancheMontantTauxIS
0 à 42 500 €42 500 €15 %6 375 €
42 500 à 100 000 €57 500 €25 %14 375 €
Total100 000 €20 750 €

Il reste 79 250 € distribuables. Taux effectif d’IS : 20,75 %.

Un point à clarifier, parce qu’il circule encore : pendant les débats sur le budget 2026, un amendement proposait de porter le seuil du taux réduit à 100 000 €. Il n’est pas dans le texte final. La loi de finances pour 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026) laisse le seuil à 42 500 €. Une mesure débattue au Parlement n’est pas une loi promulguée.

Étape 3 : situer ta tranche d’impôt (TMI)

Le barème 2026 de l’impôt sur le revenu (revenus 2025), par part :

Revenu imposable par partTaux
Jusqu’à 11 600 €0 %
De 11 601 € à 29 579 €11 %
De 29 580 € à 84 577 €30 %
De 84 578 € à 181 917 €41 %
Au-delà de 181 917 €45 %

Ton salaire de président de SASU est imposé comme un salaire, après la déduction forfaitaire de 10 % pour frais professionnels (plafonnée à 14 555 € sur les revenus 2025, art. 83 du CGI). Pour un célibataire sans autre revenu, la tranche à 41 % commence donc vers 94 000 € de salaire net imposable (84 577 € ÷ 0,9). En couple avec 2 parts, le seuil double : 169 154 € de revenu imposable pour le foyer.

Les dividendes soumis à la flat tax ne passent pas dans ce barème : ils sont taxés à part. Ta TMI sert à deux choses : savoir ce que te coûte chaque euro de salaire en plus, et savoir si l’option pour le barème (étape 7) peut t’intéresser.

Étape 4 : fixer ton salaire plancher

Zéro salaire, c’est zéro cotisation. C’est aussi trois trous dans ta protection.

Trou n° 1 : la retraite. En 2026, il faut 1 803 € de salaire brut pour valider un trimestre de retraite de base, soit 7 212 € brut sur l’année pour en valider quatre (150 fois le SMIC horaire en vigueur au 1er janvier, 12,02 €, art. R351-9 du Code de la sécurité sociale). Les dividendes ne valident aucun trimestre.

Trou n° 2 : la taxe PUMa. Son vrai nom est la cotisation subsidiaire maladie (art. L380-2 du Code de la sécurité sociale). Elle vise les personnes dont les revenus d’activité sont inférieurs à 20 % du plafond annuel de la sécurité sociale (PASS) et dont les revenus du capital, dividendes compris, dépassent 50 % du PASS. Avec le PASS 2026 de 48 060 €, ces seuils sont de 9 612 € et de 24 030 €.

La formule (art. D380-1 du même code) :

PUMa = 6,5 % × (revenus du capital − 24 030 €) × (1 − revenus d’activité ÷ 9 612 €)

Exemple : 60 000 € de dividendes, aucun salaire. PUMa = 6,5 % × (60 000 − 24 030) = 2 338 €. Elle s’ajoute aux 31,4 % de flat tax, soit environ 3,9 points de plus. Les revenus du capital sont retenus dans la limite de 8 PASS : la PUMa peut atteindre 23 429 € en 2026.

À l’inverse, dès que tes revenus d’activité atteignent 9 612 €, le dernier facteur tombe à zéro : plus de PUMa, quel que soit le montant de tes dividendes. Trois précisions évitent les mauvaises surprises :

  • La PUMa porte sur les revenus de l’année N et elle est appelée au quatrième trimestre de l’année N+1, avec le PASS de l’année N.
  • L’Urssaf la calcule à partir des revenus transmis par l’administration fiscale. Pour un salaire, c’est ton salaire net imposable qui compte, pas le brut. Garde une marge au-dessus de 9 612 € plutôt que de viser l’euro près.
  • Si tu es marié ou pacsé, la condition vaut pour le couple : si ton conjoint a des revenus d’activité au-dessus du seuil, la PUMa n’est pas due.

Trou n° 3 : les indemnités journalières. Pour toucher des indemnités journalières maladie sur un arrêt de moins de 6 mois, il faut avoir cotisé sur au moins 1 015 fois le SMIC horaire brut au cours des 6 mois qui précèdent l’arrêt (art. R313-3 du Code de la sécurité sociale). Le SMIC retenu est celui du début de cette période : 12,02 € de l’heure jusqu’au 31 mai 2026, 12,31 € depuis le 1er juin. Selon la date de l’arrêt, il faut donc environ 12 200 € à 12 500 € de salaire brut sur 6 mois. Sans salaire, pas d’indemnités.

Ton plancher dépend donc de ce que tu veux couvrir : 7 212 € brut pour 4 trimestres, des revenus d’activité au-dessus de 9 612 € pour neutraliser la PUMa, davantage si tu veux être indemnisé en cas d’arrêt.

Étape 5 : arbitrer le mix salaire et dividendes

La vraie question n’est pas « salaire ou dividendes ». C’est « combien de chaque ».

Point de départ chiffré : 100 000 € de bénéfice avant ta rémunération, tout en dividendes, célibataire sans autre revenu.

ÉtapeMontant
Bénéfice avant IS100 000 €
IS (étape 2)− 20 750 €
Dividendes distribués79 250 €
Flat tax 31,4 %− 24 885 €
Taxe PUMa (aucun revenu d’activité)− 3 589 €
Net pour toi50 776 €
Trimestres de retraite validés0

Environ 49 % de prélèvements, sans aucun droit social en face. La PUMa est payée un an plus tard, mais elle est bien due.

Ce qu’un salaire change, en trois effets que tu peux chiffrer :

  1. Il réduit l’IS. Chaque tranche de 10 000 € de coût salarial (brut plus charges patronales) retire 10 000 € du bénéfice imposable, donc 2 500 € d’IS tant que ton bénéfice reste au-dessus de 42 500 €.
  2. Il supprime la PUMa dès que tes revenus d’activité dépassent 9 612 €. Dans cet exemple, ce sont 3 589 € évités.
  3. Il ouvre des droits : trimestres de retraite, indemnités journalières, et un plafond PER plus élevé (étape 6).

En face, le salaire supporte des cotisations sociales, patronales et salariales, puis l’impôt sur le revenu à ta TMI. Leur montant exact dépend de ton niveau de salaire : je ne te donnerai pas un taux « moyen » qui serait faux pour ta situation. Le simulateur officiel de l’Urssaf (mon-entreprise.urssaf.fr) te donne le coût exact pour un président de SASU.

La règle de décision tient en une comparaison. Côté dividendes, 1 € de bénéfice distribué te laisse environ 0,58 € s’il est taxé à l’IS à 15 %, et 0,51 € s’il est taxé à 25 % (calcul à l’étape 7). Côté salaire, regarde ce qu’il te reste net d’impôt pour 1 € dépensé par ta société. Tant que le salaire te laisse davantage, ou à peine moins mais avec des droits que tu veux, il gagne. Au-delà, le dividende reprend la main.

Étape 6 : activer le PER avant de distribuer

Avant de sortir des dividendes, regarde ce que le PER individuel peut retirer de ton revenu imposable (art. 163 quatervicies du CGI).

Pour un président de SASU, le plafond de déduction 2026 est égal à 10 % de ta rémunération 2025, nette de frais professionnels, retenue dans la limite de 8 PASS 2025. Le PASS 2025 étant de 47 100 €, le plafond maximum est de 37 680 €. Il existe aussi un plancher : 10 % du PASS 2025, soit 4 710 €, même sans salaire.

Le point qui relie le PER à ton arbitrage : les dividendes ne comptent pas dans la base du plafond. Avec 50 000 € de salaire net de frais en 2025, ton plafond 2026 est de 5 000 €. Versés à TMI 30 %, ils réduisent ton impôt de 1 500 €. Avec zéro salaire, tu restes bloqué au plancher de 4 710 €. Chaque euro basculé du salaire vers les dividendes réduit ta marge de déduction.

Trois règles 2026 à connaître (loi de finances pour 2026, art. 9 et 10 ; BOI-IR-BASE-20-50-30 du 10/08/2026) :

  • Le report des plafonds non utilisés passe de 3 à 5 ans, mais seulement pour les plafonds nés à partir de 2026. Les reliquats 2023, 2024 et 2025 restent reportables 3 ans : celui de 2023 disparaît le 31 décembre 2026.
  • Tes versements s’imputent d’abord sur le plafond de l’année, puis sur les reliquats, en commençant par le plus ancien.
  • Les versements effectués à partir de 70 ans ne sont plus déductibles depuis le 1er janvier 2026.

Contrepartie : l’argent est bloqué jusqu’à la retraite, sauf cas de déblocage anticipé prévus par la loi, dont l’achat de ta résidence principale. Le détail du calcul et l’arbitrage PER contre dividendes sont dans le guide du PER pour dirigeant.

L’épargne salariale (intéressement, PER collectif) est un autre canal, avec ses propres conditions d’accès pour le dirigeant. Elle sort du cadre de cet article.

Étape 7 : choisir entre flat tax et barème pour tes dividendes

La flat tax 2026, c’est 31,4 % : 12,8 % d’impôt sur le revenu (art. 200 A du CGI) plus 18,6 % de prélèvements sociaux. Ces 18,6 % se décomposent en CSG à 10,6 %, CRDS à 0,5 % et prélèvement de solidarité à 7,5 %. La hausse vient de l’article 12 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025) : elle s’applique aux dividendes versés à partir du 1er janvier 2026. Restent à 17,2 % de prélèvements sociaux : les revenus fonciers, les plus-values immobilières, l’assurance-vie et l’épargne logement.

L’option pour le barème (case 2OP de ta déclaration) remplace les 12,8 % par ta TMI, avec deux avantages : un abattement de 40 % sur le montant brut des dividendes (art. 158, 3-2° du CGI) et 6,8 points de CSG déductibles de ton revenu imposable (art. 154 quinquies). La hausse de CSG de 1,4 point, elle, n’est pas déductible. Pour 100 € de dividendes, l’impôt sur le revenu porte donc sur 53,20 € (60 € moins 6,80 €).

TMIIR au barèmePrélèvements sociauxTotal barèmeFlat tax
0 %0 %18,6 %18,6 %31,4 %
11 %5,85 %18,6 %24,45 %31,4 %
30 %15,96 %18,6 %34,56 %31,4 %
41 %21,81 %18,6 %40,41 %31,4 %

La règle : le barème gagne à TMI 0 % ou 11 %, la flat tax gagne à 30 % et au-delà. Ce calcul est marginal : il suppose que tes dividendes restent dans une seule tranche.

Deux points de vigilance :

  • L’option est globale. Elle s’applique à l’ensemble de tes revenus de capitaux mobiliers et de tes plus-values sur valeurs mobilières de l’année (art. 200 A, 2 du CGI). Tu ne peux pas prendre le barème pour tes dividendes et la flat tax pour le reste.
  • Elle n’est plus irrévocable. La loi de finances pour 2026 (art. 126) a supprimé ce caractère. Pour tes revenus 2026, déclarés en 2027, et les suivants, tu pourras renoncer à l’option si elle se révèle défavorable, dans le délai de réclamation ou en cours de contrôle.

Le coût total, IS compris : 100 € de bénéfice taxés à l’IS à 25 % laissent 75 € distribuables, puis 51,45 € après flat tax, soit 48,55 % de prélèvement global. Dans la tranche à 15 %, il reste 85 €, puis 58,31 €, soit 41,69 %.

Étape 8 : la holding, pour l’argent que tu ne consommes pas

Une holding ne fait pas disparaître l’impôt. Elle le décale.

Quand ta SASU verse ses dividendes à une holding qui détient au moins 5 % de son capital, et qui conserve ces titres au moins 2 ans, le régime mère-fille exonère 95 % des dividendes reçus (art. 145 et 216 du CGI). Seule une quote-part de frais et charges de 5 % est taxée. L’IS effectif tombe à 1,25 % au taux de 25 %, ou à 0,75 % si la holding est au taux de 15 %. Les conditions et les pièges sont détaillés dans l’article sur le régime mère-fille.

Exemple : 30 000 € de dividendes que tu ne comptes pas dépenser

Distribution directeVia une holding
Impôt sur les dividendes9 420 € (flat tax 31,4 %)375 € (IS sur 5 %, au taux de 25 %)
Montant réinvestissable20 580 €29 625 €

L’écart, 9 045 €, n’est pas une économie : le jour où tu sortiras cet argent de la holding pour le dépenser, tu paieras la flat tax. La holding sert à réinvestir sans passer par la case impôt personnel : immobilier, placements, autre activité. Elle ne sert à rien pour l’argent dont tu as besoin pour vivre.

Elle a aussi un coût de fonctionnement : une seconde comptabilité, des comptes annuels, un suivi juridique. Avant de la créer, chiffre le gain annuel attendu contre ces frais. La méthode est dans l’article faut-il créer une holding.

Une nouveauté 2026 à connaître, sans paniquer : la loi de finances pour 2026 (art. 7) crée une taxe de 20 % sur certains actifs des holdings patrimoniales (art. 235 ter C du CGI), due pour les exercices clos à compter du 31 décembre 2026. Elle vise les holdings qui détiennent au moins 5 M€ d’actifs, contrôlées à 50 % au moins par une personne physique et dont les revenus passifs dépassent la moitié des produits. Et elle porte sur des biens précis non affectés à une activité : véhicules non professionnels, bateaux, avions, bijoux, vins, logements dont tu te réserves l’usage. La trésorerie et les placements financiers n’en font pas partie.

Ce que tu retiens

L’arbitrage salaire ou dividendes n’est pas une décision prise une fois pour toutes. Il se recalcule chaque année, parce que les règles bougent (flat tax à 31,4 %, report PER, option barème révocable) et parce que ta situation bouge.

Trois questions pour savoir où tu en es :

  1. As-tu refait ton calcul avec la flat tax à 31,4 % et le barème 2026 ?
  2. Tes revenus d’activité dépassent-ils 9 612 € pour neutraliser la PUMa, et ton salaire valide-t-il tes 4 trimestres ?
  3. Une part de tes dividendes dort-elle sur ton compte perso alors qu’elle pourrait être réinvestie via une holding ?

Si tu réponds non à au moins deux de ces questions, ta façon de te payer mérite d’être recalculée.

Cet article présente des règles fiscales et sociales générales, à jour au 5 octobre 2026. Ta situation est unique : fais valider tes chiffres avant de décider. Aucune recommandation d’investissement.

FAQ : salaire ou dividendes

Peut-on se verser zéro salaire en SASU ?

Oui, rien ne l’interdit. Mais zéro salaire signifie zéro trimestre de retraite, pas d’indemnités journalières, un plafond PER réduit au plancher de 4 710 € et, au-delà de 24 030 € de revenus du capital, la taxe PUMa : 3 589 € pour 79 250 € de dividendes perçus en 2026, appelés fin 2027.

Quel revenu d’activité pour éviter la taxe PUMa en 2026 ?

La PUMa disparaît dès que tes revenus d’activité atteignent 20 % du PASS, soit 9 612 € pour les revenus 2026 (art. L380-2 et D380-1 du Code de la sécurité sociale). Pour un salaire, c’est le net imposable déclaré qui compte, pas le brut : garde une marge.

Les dividendes de SASU sont-ils soumis aux cotisations sociales ?

Non. En SAS et SASU, les dividendes du président ne supportent pas de cotisations sociales, seulement les 18,6 % de prélèvements sociaux inclus dans la flat tax. En SARL, pour un gérant majoritaire, la part des dividendes qui dépasse 10 % du capital social, des primes d’émission et des sommes en compte courant est soumise aux cotisations des indépendants (art. L131-6 et L136-3, II du Code de la sécurité sociale). La comparaison complète des statuts est dans l’article SASU, SARL ou EURL.

La flat tax est-elle de 30 % ou de 31,4 % en 2026 ?

31,4 % pour les dividendes versés depuis le 1er janvier 2026 : 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux, après la hausse de la CSG votée dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026. L’assurance-vie, l’épargne logement, les revenus fonciers et les plus-values immobilières restent à 17,2 % de prélèvements sociaux.

Le salaire change-t-il mon plafond PER ?

Oui. Le plafond d’un président de SASU est égal à 10 % de sa rémunération de l’année précédente, nette de frais professionnels, dans la limite de 37 680 € pour les versements 2026. Les dividendes n’entrent pas dans le calcul. Sans salaire, il reste le plancher de 4 710 €.

Une holding permet-elle de payer moins d’impôt sur ses dividendes ?

Elle permet de payer moins d’impôt tout de suite, pas moins d’impôt au total. Grâce au régime mère-fille, les dividendes remontés à la holding supportent au plus 1,25 % d’IS. La flat tax reste due le jour où tu sors l’argent de la holding vers ton patrimoine personnel.

#salaire ou dividendes #rémunération dirigeant SASU #flat tax 31,4 % #taxe PUMa

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